Symbole
de longévité et d'espérance,
l'olivier est réputé éternel. Ainsi le décrit Hérodote
" L'olivier fut brûlé dans l'incendie du temple par les barbares;
mais le lendemain de l'incendie, quand les Athéniens, chargés par
le roi d'offrir un sacrifice, montèrent au sanctuaire, ils virent qu'une
pousse haute d'une coudée avait jailli du tronc ". Dans tout le bassin
méditerranéen, on rencontre des oliviers millénaires, et
parfois même réputés pluri-millénaires. Il est le témoin
de notre histoire et l'accompagne à chaque instant.
Symbole de paix et de réconciliation,
le rameau d'olivier est choisi par Dieu pour signifier à Noé que
le Déluge est fini et que la décrue commence, symbole du pardon.
Symbole de victoire, l'olivier est un cadeau chargé
d'une signification gratifiante lors des jeux olympiques à Athènes.
Couronne d'olivier et jarres d'huile d'olive sont ainsi offertes aux vainqueurs.
Symbole de force, l'olivier est réputé
pour son bois très compact, très lourd et très dur. C'est
en bois d'olivier que sont faites les massues d'Hercule et c'est avec un pieu
en bois d'olive qu'Ulysse terrasse le Cyclope dans l'Odyssée.
Symbole
de fidélité, c'est en bois d'olivier qu'est fait le lit d'Ulysse
et Pénélope, lit qui n'accueillera aucun des nombreux prétendants
au royaume d'Ithaque, durant les vingt ans d'absence du héros grec.
La
Résistance désigne l'ensemble des actions de partisans menées
en Europe contre l'Allemagne de Hitler et l'Italie de Mussolini au cours de la
Seconde Guerre mondiale, et les mouvements politiques et militaires clandestins
qui y prirent une part prépondérante. En France, la Résistance
s'oppose à la fois à l'occupant allemand et au régime de
collaboration de Vichy. La Résistance est le fait d?abord d'un état
d'esprit d'opposition aux régimes totalitaires qui dominent alors l'Europe,
puis elle s'organise en réseaux dont les modalités d'action différeront
selon les sensibilités et les situations nationales, mais qui, tous, convergent
vers un seul but: abattre le Reich nazi et l'État fasciste.
Naissance
de l'action clandestine De 1940 à 1944, l'Allemagne hitlérienne
domine le continent européen. L'ambition de Hitler est de modeler autour
du grand Reich germanique (Grossdeutschland) une Europe inféodée,
contrainte de mettre ses richesses humaines et économiques à sa
disposition. Mais la nazification de l'Europe se heurte dans tous les pays à
des actes de résistance, qui vont aller en s'amplifiant au fur et à
mesure du durcissement des conditions d'occupation et de l'amélioration
de l'organisation des réseaux de résistants.
On
compte alors une dizaine de pays occupés: Pologne, Norvège, Danemark,
Pays-Bas, Belgique, France, Yougoslavie, Grèce, territoires envahis de
l'Union soviétique. Les régimes d'occupation varient néanmoins
beaucoup, depuis l'occupation «douce» du Danemark jusqu'à la
férule cruelle tenue sur la Pologne dépecée et réduite
au «Gouvernement général» ou sur l'Ostland (Biélorussie
et pays baltes) et l'Ukraine, régions administrées par des Reichskommissare.
La France, coupée en deux zones a deux capitales, Vichy, où s'est
établi le gouvernement du maréchal Pétain, et Paris, où
règnent les autorités militaires et civiles du Reich.
Seules
la Grande-Bretagne et l'Union soviétique échappent à l'emprise
nazie: l'URSS, de 1939 à 1941, parce qu'elle est l'alliée
de l'Allemagne; la Grande-Bretagne, qui non seulement accueille sur son sol, à
partir de l'été 1940, tous ceux qui sont décidés
à poursuivre à ses côtés la lutte contre Hitler, mais
qui devient la plaque tournante de l'action subversive menée sur les arrières
de l'ennemi.
En 1941, l'entrée
en guerre de l'Union soviétique, en enlevant à Londres l'exclusivité
de l'aide aux mouvements clandestins, modifie la position des résistants
sur le continent. Moscou devient l'autre capitale symbolique de la Résistance
en Europe, bien que ses consignes s'adressent par priorité aux partis communistes
lancés dans le conflit par la direction du Komintern. Cela entraîne
de sérieuses divergences tactiques: pour les Soviétiques, en effet,
il importe d'intensifier les actions de guérilla, les attentats et les
sabotages, alors que les Britanniques préfèrent, en accord avec
les gouvernements en exil, limiter ces actions afin d'éviter des représailles
meurtrières contre les populations civiles. Désormais, les difficultés
ne cesseront pas entre les tuteurs occidentaux de la Résistance
SOE (Special Operations Executive) britannique, créé dès
juillet 1940, auquel s'ajoute en 1942 un organisme américain,
l'OSS (Office of Strategic Services) et l'URSS, la Pologne étant
la principale victime de ces divisions.
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